|
spécialistes
Etude
Obépi 2003
Aidez
la recherche
Allergie noix de cajou
Actimel: l'avis de l'afssa
DU de l'obésité de l'enfant et de l'adolescent
Agenda
DU de l'obésité de l'enfant et de l'adolescent
|

ObEpi 2003 : L'obésité et le
surpoids en France
Le 19 juin 2003
- ObEpi offre une photographie de la situation concernant l'obésité et le
surpoids en France. Cette étude de référence permet d’évaluer tous les 3
ans la progression de l'obésité et du surpoids en France. Réalisée pour l’Institut
Roche de l’Obsésité et avec la collaboration de l’INSERM,
auprès d’un échantillon représentatif de la population adulte française,
ObEpi 2003 succède aux vagues de 1997 et de 2000. Principal enseignement de
cette étude : l’obésité et le surpoids continuent de progresser en
France. Au rythme actuel, la France pourrait compter 20% d’obèses en 2020.
5% d’obèses en plus par an depuis 1997
La France compte aujourd'hui
plus de 5,3 millions de personnes adultes obèses et 14,4 millions de personnes
en surpoids. (Base de calcul : Enquête emploi INSEE 2002 qui comptabilise 47
686 810 français âgés de 15 ans et plus).
La prévalence de l’obésité
est passée de 8,2% en 1997 à 9,6% en 2000 à 11,3% en 2003 soit une
augmentation d’environ 5% par an. La proportion des personnes en surpoids ou
obèses a progressé en 6 ans de 36,7% à 41,6%.
Si on analyse plus en détails,
on s’aperçoit que non seulement le surpoids et l’obésité modérée sont
en augmentation par rapport aux années précédentes, mais que l’obésité
massive a doublé en 6 ans, progressant de 0,3% à 0,6%. Cette situation
confirme ce qu'observent déjà les experts de l'obésité dans leurs
consultations : une arrivée de plus en plus importante de patients présentant
une obésité très grave (obésité massive ou dite morbide).
Depuis la dernière enquête
réalisée en 2000, la population française a continué de grossir de 0,9 kg :
cela fait donc 1,7 kg de plus qu'en 1997. (Base de calcul : Enquête emploi
INSEE 2002 qui comptabilise 47 686 810 français âgés de 15 ans et plus).
Une progression qui n’épargne aucune tranche d’âge
En ce qui concerne les données
relatives à l’âge et au sexe, l’étude montre que le surpoids et l’obésité
progressent dans toutes les tranches d’âge. C'est à partir de 35 ans que la
progression de la prévalence de l'obésité devient un problème inquiétant :
entre 2000 et 2003, la prévalence de l'obésité est passée de 8,4 à 11,6%
dans la tranche d'âge 35-44 ans (soit une augmentation de 38% en 3 ans et de
51% en 6 ans).
Les 65 ans et plus, hommes
et femmes sont également directement concernés par cette augmentation du
surpoids et de l’obésité. Un résultat jugé sérieux par les experts, car
cette population constitue, compte tenu du vieillissement de la population, une
catégorie à mieux prendre en compte dans les politiques d’information et de
prévention. Une donnée déjà révélée par l'enquête réalisée en 2000
Aucune catégorie socio-démographique
et professionnelle n’est épargnée par l'augmentation du surpoids et de
l’obésité. Néanmoins, les professions les plus touchées restent les
artisans, les ouvriers, les agriculteurs et les retraités.
En ce qui concerne la répartition
géographique de l’obésité, aucune région n’est épargnée par
l’augmentation de la prévalence. Le Nord et le Bassin Parisien restent les régions
à plus haute prévalence.
Les conséquences de l’obésité en terme de santé
publique
Selon le professeur
Basdevant, chef du service Nutrition de l’Hôtel-Dieu de Paris : " Les
conséquences directes des formes modérées de l’obésité, les plus fréquentes,
sont une augmentation des facteurs de risques tels que le diabète,
l’hypertension artérielle et l’excès de cholestérol ". En effet,
lorsqu’on examine les facteurs de risque de l’obésité et du surpoids
(hypertension artérielle, excès de cholestérol, de lipides ou de triglycérides,
diabète), on s’aperçoit que 42,5% des personnes en surpoids ou obèses présentent
au moins l’un des facteurs de risque alors que seuls 18,6% des personnes de
poids normal en présente un.
Ce sont surtout les hommes
en particulier entre 55 et 65 ans qui présentent ces facteurs de co-morbidité.
La mesure du tour de taille
est un moyen simple d’évaluer le degré d’obésité abdominale. Il se
situait à 84,6 cm en 1997, 86,2 cm en 2000 et 87,2 cm en 2003. Soit une
progression de 2,6 cm en 6 ans. Un chiffre à prendre très au sérieux dans la
mesure où l’augmentation du tissu adipeux abdominal est souvent associée à
d’autres facteurs de risque comme le diabète : " Quand le tour de taille
progresse, on assiste parallèlement à une augmentation des facteurs de risque
diabète et hypertension. Il faut prendre ces chiffres très au sérieux ",
indique le professeur Basdevant. " Les conséquences des formes très
graves d’obésité sont des complications, pas nécessairement vasculaires,
mais plutôt d’ordre ostéo-articulaires, et respiratoires ".
L’obésité dans le monde
Dans le monde, plus de 300
millions d’adultes présentent un surpoids et la majorité d’entre eux sont
atteints de maladies liées au poids. Plus d’un tiers des adultes atteints de
surcharge pondérale (115 millions de personnes) et de pathologies liées au
poids vivent dans les pays en voie de développement. Depuis 1998,
l’Organisation Mondiale de la Santé (cuisiner avec des additifs) considère que l’obésité est
une épidémie.
Fiche technique
Etude réalisée
du 28 janvier au 10 mars 2003 auprès d’un échantillon de 20 000 foyers, représentatif
de la population française adulte. Au total, 25 770 personnes âgées de 15 ans
et plus ont répondu au questionnaire. Différents critères ont été pris en
compte parmi lesquels : le poids, la taille, l’âge, le sexe, la formation
initiale, l’activité professionnelle, la répartition géographique, l’équipement
ménager des foyers, les principaux facteurs de risque associés au surpoids et
à l’obésité : hypertension artérielle, diabète, dyslipidémies …
|